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Oscar Wilde, "l'art qui imite la vie"

Dernière mise à jour : 17 déc. 2023


 

[Article rédigé par Lisa C.]

 

Tu te sens un peu paresseux ? Ça tombe bien, j'ai tout prévu pour la larve que tu es : tu peux retrouver cet article en format résumé-carrousel sur Instagram ! ou même sous forme de courte vidéo sur Tiktok (@pimpmyculture).


 

Déjà, avant toute chose, si tu le veux bien, j'aimerais avoir ton avis...

Si je te dis "La vie imite l'art bien plus que l'art n'imite la vie", tu me dis :

  • Wtf

  • Euh, à voir ?

  • Je n'y avais jamais pensé, c'est intéressant !

  • Je suis totalement d'accord


Très bien ! Maintenant, passons au vif du sujet…

 

Dandy, esthète, maître des mots…


Dresser le portrait d’Oscar Wilde, c’est dresser le portrait d’un homme libre, impertinent, mais aussi d’un auteur formidable dont on a méprisé le génie au nom du respect des conventions. Poète, dramaturge, romancier, critique d’art, il est notamment connu pour son ouvrage Le portrait de Dorian Gray ou sa pièce L’importance d’être Constant.


Sous des faux airs de superficialité, Wilde est un véritable maître de la répartie. Célèbre pour son sens de la provocation, on lui doit des œuvres étincelantes, raffinées, et profondément sagaces.


Oscar Wilde
oui c'est lui l'ami oscar

 

Un petit sommaire pour que tu t'y retrouves plus facilement

 

pourquoi parler d’Oscar ?

  1. bon déjà évidemment parce qu’il est une figure CENTRALE de la littérature anglaise (et ses œuvres sont vraiment magnifiques).

  2. il est une figure CENTRALE du mouvement esthétique (qui émerge fin XIX en Angleterre & en France), qui soutient une théorie assez étonnante (grosso modo : le beau surpasse tout, rien n’est important à part le beau - la morale on s’en fout typiquement, du moment que c’est beau), bref, c'est “l’art pour l’art”.

  3. victime de la criminalisation de l'homosexualité au XIXe siècle en Angleterre, sa souffrance reste un symbole de la discrimination à l’encontre des homosexuels.

 

l’enfance de Wilde : entre bustes antiques, papa violeur, maman féministe et soeurs qui clamsent


Contrairement aux idées reçues, Oscar Wilde, ou plutôt Oscar Fingal O'Flahertie Wills Wilde, n’est pas anglais mais irlandais (ok c’est effectivement plus simple à deviner avec son nom complet).

Il naît à Dublin en 1854 au sein d’une famille réputée. Sa mère, Jane Wilde, est une célèbre poétesse connue sous le pseudonyme de Speranza. Indépendantiste et féministe, elle lutte pour l’émancipation de l’Irlande de la tutelle britannique et pour le droit de vote et d’éducation des femmes. Son mari, William, est le chirurgien attitré de la reine Victoria (1819-1901, elle gouverne le pays depuis 1837) et de Napoléon III (1808-1873), ainsi que l’auteur de différents ouvrages archéologiques et articles scientifiques. Bon t’as capté on n’est pas vraiment sur une jolie petite histoire de self-made man. L’ami Oscar donc grandit dans un cadre culturel très riche, qui va lui permettre de rapidement s’intéresser à l’art et à la littérature.

En effet, très jeune, il fréquente le salon littéraire de ses parents où se réunit l’élite intellectuelle irlandaise (c’est pas rien). Sa mère l’initie à la littérature et à la poésie. Grande amatrice d’art, elle orne la demeure familiale de bustes et de peintures antiques, ce qui participe grandement à l’intérêt de Wilde pour le beau. C’est d’ailleurs cet amour naissant pour l’esthétique qui le pousse davantage vers le catholicisme, hérité de sa mère, plutôt que vers la rigueur protestante de son père. Autant il se fout plus ou moins de ce que raconte la religion, autant il est fasciné par les cérémonies catholiques, la grandeur des églises, les habits des prélats, le rouge, le pourpre, l’or... Le thème religieux apparaît dans plusieurs de ses œuvres, souvent pour des raisons esthétiques ou en référence à son baptême secret. Bon, peut-être que tu trouves que s'intéresser à la religion parce que les prêtres ont des belles robes c'est superficiel ? Dommage pour toi, t'as le droit de rien dire, le premier qui critique Oscar je le broie. Je te préviens, je suis prête à me battre.


Bon, malheureusement, la vie du jeune Wilde se teinte rapidement de tragédies. Déjà, son père, William, est accusé de viol par une de ses patientes, Mary Josephine Travers. Sa mère, en tâchant de le défendre, écrit une lettre dans laquelle elle accuse ladite patiente d’essayer d’extorquer des fonds à son mari, et sous-entend qu’elle a des comportements… moralement douteux. Mary tombe sur la lettre, et porte plainte contre la mère de Wilde pour diffamation. Cette affaire entache fortement la réputation de William. Bon, c’est déjà pas ouf, mais en plus, quelques années plus tard, Wilde perd sa petite sœur, Isola, alors âgée de 9 ans. Et là tu te dis boh c’est assez pour 1 seul homme là mais non. Peu après, Wilde perd aussi ses demi-sœurs, qui meurent brûlées dans un accident. Voilà.

 

les études supp se passent nettement mieux et c’est la grande rencontre avec le mouvement esthétique

En 1871, Oscar Wilde, qui maîtrise déjà le français, le latin et le grec, rejoint le Trinity College de Dublin. Il se démarque rapidement par son incroyable talent oratoire et son style vestimentaire unique. Il se passionne pour les lettres classiques, notamment à travers la découverte de William Shakespeare (1564-1616), ainsi que pour certains auteurs romantiques, comme Lord Byron (1788-1824), John Keats (1795-1821) ou encore Percy Bysshe Shelley (1792-1822). Il apprécie également l'œuvre d’Edgar Allan Poe (1809-1849), de Walt Whitman (1819-1892), ainsi que de Henry James (1843-1916). Élève brillant, il réussit à décrocher une bourse pour l’Université d’Oxford, un exploit pour quelqu’un qui n’est pas issu de l’aristocratie.

Là-bas, il fait la rencontre de deux grands philosophes de l’époque: Walter Pater (1839-1894), matérialiste, hédoniste, amoureux de la renaissance florentine et John Ruskin (1819-1900), idéaliste, spiritualiste, grande figure du mouvement esthétique qui soutient que l’art ne doit avoir aucune fonction autre que la recherche du beau. En parallèle, en France, Théophile Gautier (1811-1872) développe sa théorie de “l’art pour l’art”. Quelques années plus tard, le mouvement parnassien, mouvement poétique français, émerge. Il défend la valorisation de l’art poétique et le rejet de toute forme d’engagement social ou politique en art. L’art n’a ni à être utile, ni à être vertueux. Ces rencontres et ces influences impactent profondément Wilde et son œuvre. Il embrasse la pensée esthète, et défend dans plusieurs essais, à la manière de Gautier, l’idée que l’art ne doit pas avoir d’autre fonction que le beau. Ainsi, il soutient que :

  • un livre n’est pas moral ou immoral : il est simplement bien, ou mal écrit.

  • De même, pour lui, un beau mensonge vaut mieux qu’une plate vérité,

  • Et + étonnant encore : ce n’est pas l’art qui imite la vie, mais la vie qui imite l’art.

Il explicite sa pensée dans ses premiers essais, qu’il réunit sous le titre “Intentions” (1891). Cet ouvrage comprend Le Déclin du mensonge (j’ai ADORÉ), La Critique comme artiste, La Vérité des masques et La Plume, le crayon et le poison. Il les rédige sous forme de dialogues qui rappellent les dialogues socratiques et platoniciens.

Les deux philosophes encouragent également Wilde à voyager. Il se rend en Grèce puis en Italie où il découvre le riche patrimoine historique, culturel et artistique européen. Bon c’est la belle vie hein et il revient évidemment fortement inspiré.

Il se nourrit également des enseignements de la philosophie de l’art de Hegel (1770-1831) et d’Emmanuel Kant (1724-1804), avec un amour particulier pour son ouvrage Critique de la faculté de juger. Sur un registre un peu plus inattendu, Karl Marx (1818-1883) inspire également beaucoup Wilde, notamment pour l’utopie socialo-libertaire qu’il décrit dans son ouvrage L'Âme de l’homme sous le socialisme. Ainsi, la pensée de Wilde peut s’apparenter à une synthèse entre socialisme libertaire et conception politique de certains penseurs de la Grèce antique comme Platon (427 av. J.-C.-347 av. J.-C.). D’après l’artiste, l’avenir de l’humanité résiderait dans une convergence entre légalisme platonicien, socialisme et christianisme (la figure de Jésus fascine Wilde, sa révolte, ses “bons mots”, son dépouillement).

 

des débuts un peu mitigés dans les milieux aristocrates

Wilde ne tarde pas à se faire reconnaître des milieux aristocratiques. Installé à Londres, son style excentrique et son art de la conversation (c’est vraiment une de ses caractéristiques les plus exceptionnelles, MON RÊVE de parler avec lui) font rapidement de lui un être fascinant et respecté. Bon en réalité il divise un peu quand même - faut dire qu’il était sacrément excentrique - mais il reste globalement apprécié.

Malgré cette bonne réputation, sa première pièce de théâtre Véra ou Les Nihilistes est un échec. C’est seulement l’année suivante, avec la parution de son premier recueil de poèmes, que Wilde commence à être reconnu comme un artiste de talent.

 

imagine tu te rends compte que t’es homo car tu trouves ta femme trop laide enceinte…….*

En 1884, il épouse Constance Lloyd. Alors théoriquement, tu sais que Wilde était homo… Mais ce mariage n’était pas un mariage planifié uniquement pour respecter les conventions sociales. Il semblerait que Wilde ait vraiment aimé Constance.

Pour ses enfants, il se met à écrire des contes comme le célèbre Le Fantôme de Canterville ou Le Prince heureux et autres contes. Peu de temps après, il devient rédacteur en chef du magazine The Woman’s World, où il met sa plume au service de la cause féministe.

Sauf que….. uhm…..… - Constance tombe enceinte, et Wilde trouve ça tellement laid (la grossesse oui), qu’il se détourne complètement d’elle (note son féminisme sur 20). Bah ouais, parce qu’on l’a déjà dit : Oscar est profondément esthète, le beau avant tout, y compris la beauté du corps… avant les sentiments. Il ne supporte pas le corps de femme “qui se déforme”. C'est à ce moment-là que Wilde commence à multiplier les expériences homosexuelles.


* évidemment ce titre ne veut absolument pas dire que je crois 1 seconde que c'est ça qui l'a RENDU homo ni que c'est spécifiquement cet événement qui lui a fait comprendre son homosexualité - il y a certes eu un avant/après la grossesse de Constance, mais il ne faut pas surinterpréter non plus.

 

imagine tu vieillis pas mais à chaque fois que tu fais de la merde c’est ton portrait qui vieillit à ta place franchement perso je prends et oui c’est Le Portrait de Dorian Gray

Les années 1890s sont également marquées par la sortie de son très célèbre roman fantastique Le Portrait de Dorian Gray. Il retrace l’histoire de Dorian Gray, jeune homme doté d’une beauté parfaite dont le portrait subit à sa place les marques du temps et des péchés. CE ROMAN EST TROP BIEN lis-le et j’espère que tu aimeras Lord Henry Wotton autant que moi.


Hymne à l’esthétique, parfaite illustration de la pensée wildienne qui place le beau bien au-delà de la morale, la version non censurée de l’ouvrage est une véritable provocation pour l’époque. D’autant plus que la société victorienne est particulièrement soucieuse de des convenances. En effet, la fin du XIXe siècle est encore marquée par la domination des l'Empire britannique sur une grande partie du monde. Les classes dirigeantes anglaises cherchent donc à se distinguer par leur morale conservatrice, très puritaine. La respectabilité, la conformité aux mœurs sont érigées en institutions nationales. Toute forme de transgression est sévèrement condamnée.

Pire encore (toujours pour l’époque, entendons-nous bien), Wilde y dépeint des amours ouvertement homosexuels en toute désinvolture. Il se moque éperdument des conventions sociales, des jugements et des scandales auxquels il s’expose. Son éditeur décide tout de même (sans lui dire) de ne pas publier ces passages jugés trop provocants… Ce qui n’empêche pas le livre de faire scandale. Il est accusé de promouvoir l’immoralité. Mais pour Wilde, “[l]'artiste est le créateur de belles choses. […] il n'y a pas de livre moral ou immoral. Les livres sont bien ou mal écrits. Voilà tout. […] Tout art est complètement inutile.” Donc autant te dire qu’il n’en a rien à péter de ces histoires d’immoralité et compagnie.

C’est l’art pour l’art, le beau au-dessus de la morale Mais je ne m’étendrai pas davantage sur ce livre ici, puisqu’il fera l’objet d’un article dédié. En attendant, j’insiste, je te recommande trooop de le lire.

Mais malheureusement, Le Portrait de Dorian Gray ne marque pas la vie de Wilde seulement parce qu’il est un chef d'œuvre littéraire. Il laisse en effet une trace indélébile sur la perception que la société victorienne a de Wilde… et a un impact réel sur son procès à venir et le tournant tragique que prend son existence.

 

là, ça commence à sentir sérieusement mauvais pour l’ami Wilde (j’ai la haine)

Fort de cette notoriété nouvelle, Oscar Wilde écrit plusieurs pièces de théâtre comme L’Éventail de Lady Windermere, Salomé ou Une femme sans importance qui lui permettent de s’enrichir. Il parsème les dialogues de moqueries sur les conventions sociales de la société anglaise de l’époque, sur les rapports hétérosexuels, les femmes futiles… Jusqu’ici, ça passe plutôt bien, et pas de signe particulier de tragédie à venir.

Ah, si: certains racontent que Wilde aurait attrapé la syphilis durant l’une de ses relations homosexuelles. Toutefois, ce n’est pas la maladie qui marque le début de la descente aux enfers de Wilde… Mais sa rencontre avec son amant Lord Alfred Douglas (imagine t’es pire qu’une syphilis). Surnommé “Bosie”, “beau gosse”, il est un grand admirateur de Wilde. La beauté de l’un et le talent de l’autre les poussent rapidement à entamer une liaison. Faisant fi des conventions sociales et des qu'en-dira-t-on, ils s’affichent ouvertement ensemble en public. Profondément hypocrite, la société victorienne ignore cette relation tant qu’elle reste “discrète” (genre ils traînent ensemble - tout le monde sait dans le fond que bon, voilà, ils ne sont pas juste potos, mais ils ne se galochent pas non plus en public alors ça va). Ainsi, tous s’accordent silencieusement pour taire leurs jugements.


Oscar Wilde et Lord Alfred Douglas dit Bosie
Oscar Wilde & Lord Alfred Douglas dit Bosie

Tous… sauf un. L'irascible marquis de Queensberry, père de Lord Alfred Douglas, ne tolère pas cette union. Il provoque donc Wilde, qui l’ignore jusqu’au jour où il lui adresse une carte où il écrit “À Oscar Wilde posant au somdomite” (oui oui, avec la faute, le “m” en trop). Les avocats de Wilde, ses amis, sa famille lui déconseillent de répondre. Mais l’artiste, poussé par Bosie et probablement par un profond sentiment d’impunité, décide de porter plainte pour diffamation. Le cauchemar commence.

 

procès et condamnation

Le procès déchaîne les passions. Pourtant, ni Wilde ni la société londonienne ne s'inquiètent de son issue. Tous le donnent vainqueur.

Malheureusement, le contexte nuit à l’artiste. Quelques années auparavant, la découverte d’un bordel homosexuel clandestin où des jeunes aristocrates se liaient avec des prostitués de la classe populaire a instauré un climat de soupçon. Même si Wilde n’est pas du tout impliqué dans cette affaire, “l'affaire des petits télégraphistes” fait étrangement écho à la sienne. En quoi ? Comme pour sa liaison avec Bosie, l’insolence du mélange des classes sociales choque profondément (car Oscar n'est pas un aristocrate, malgré la renommée de sa famille).

De plus, ce nouveau parfum de scandale rappelle les accusations menées à l’encontre de son ouvrage Le Portrait de Dorian Gray. La satire sociale qui y est faite a marqué certains esprits, qui depuis espèrent silencieusement la chute de Wilde. Queensberry se sert des passages censurés des œuvres de Wilde qui évoquent l’homosexualité comme preuve de ses accusations.

Enfin, le comportement de l’artiste lors du procès lui porte profondément préjudice. Impertinent, il se met en scène à travers des discours théâtraux et une attitude désinvolte. Il ment sur son âge et celui de Lord Alfred (il se rajeunit de 2 ans et il vieillit Bosie de 10, parce qu’il était vraiment jeune lol), ce qui lui fait perdre le soutien des jurés et agace l’opinion publique.

En 1895, au terme de trois procès, Wilde finit par être condamné à deux ans de travaux forcés en vertu d’une loi interdisant l’homosexualité. Au sommet de son hypocrisie, la société victorienne se détourne de lui pour s’offusquer des comportements soi-disant immoraux de Wilde (qu'elle tolérait silencieusement jusqu'ici, rappelons-le). Ceux qui espéraient secrètement sa chute prennent plaisir à la précipiter. Ses pièces sont déprogrammées et ses biens vendus aux enchères. Et moi je suis très énervée.


En réalité, le procès de Wilde est encore plus compliqué que ça, mais j'en ferai sûrement un article dédié !

 

la prison ce n’est pas très rigolo, mais la sortie de prison ça l’est encore moins

Contrairement à certains artistes que les tragédies révèlent, la prison brise Wilde. Malgré ça, il écrit ses deux derniers chefs-d'œuvre pendant son incarcération: De profundis, une longue lettre adressée à Bosie, et Ballade de la geôle de Reading, qu’il termine une fois sorti. Après cela, il cesse pratiquement d’écrire.

À sa libération, Wilde est ruiné. Il emprunte le nom de Sébastien Melmoth, personnage d’un livre de son grand-oncle et part s’installer à Dieppe. Dorénavant pratiquement seul, il erre avant de partir en Italie aux côtés de Bosie.

Finalement, il décide de se rendre et de rester vivre dans un hôtel à Paris où il loue deux chambres “une pour écrire, l’autre pour l’insomnie”. Bon il n’écrit pas vraiment et effectivement il ne pionce pas non plus. Épuisé, désespéré, il mendie de quoi vivre aux peu d’amis qui lui reste. Entre ses vagabondages, il se fait entretenir par certaines de ses conquêtes masculines.

En 1900, il se fait opérer d’une blessure à l’oreille qui le fait souffrir. La plaie s’infecte et ce qui n’était à l’origine qu’une otite se mue en méningo-encéphalite. Puisqu’il n’a pas les moyens de se soigner, Wilde clamse deux jours plus tard dans la souffrance et la misère à l’âge de 46 ans.

C’est une mort absolument nulle à chier. Je suis toujours aussi énervée.

Peu sont présents à son enterrement. Wilde est d’abord inhumé à Bagneux, avant qu’un de ses amants les plus fidèles, Robert Ross, ne paie le transfert de son corps au cimetière du Père-Lachaise 9 ans plus tard. Son tombeau est alors réalisé par le sculpteur moderne Jacob Epstein de 1911 à 1914. Véritable œuvre d’art, il porte le nom de Flying Demon Angel (« ange-démon volant »). Il représente en effet un sphinx nu en marbre blanc, qui fera (à nouveau) scandale pour ses attributs virils. Certains tentent de les dissimuler par une plaque de bronze, mais elle est rapidement arrachée par des artistes qui contestent cette censure. La tombe de Wilde devient un objet de culte, rapidement recouvert de marques de rouge à lèvres et d’inscriptions d’admirateurs.


La tombe de Wilde au cimetière du Père Lachaise, Paris
 

Ainsi Wilde, figure parfaite du dandy et de l’esthète a t-il su faire de sa propre vie une œuvre d’art au parfum de tragédie.. Peu importe ton profil, débutant ou lecteur aguerri, je te conseille vraiment de te pencher sur les œuvres de Wilde : elles sont splendides sans être inaccessibles.

 

Et comme promis, voici la fiche récap !


 

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Sources :

  • Oscar Wilde – série de podcasts à écouter –. (2020). France Culture. https://www.franceculture.fr/emissions/la-compagnie-des-auteurs/oscar-wilde

  • Vebret, J. (2013, 10 mars). Oscar Wilde : Biographie. L’Internaute. http://salon-litteraire.linternaute.com/fr/oscar-wilde/content/1825516-oscar-wilde-biographie

  • Wilde, O., & Editions, M. (2020). The Picture of Dorian Gray (Mint Editions). Mint Editions.

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